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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:59
Les prémonitions de Juliette Il s'agit du seul texte de ce site qui est libre de droit. Il est gratuit, mais l'auteur vous demande de le prévenir lorsque vous l'utiliserez à luc.boulanger@oricom.ca La petite Juliette a un don : elle peut voir l'avenir. Ce qui cause bien des désagréments à ses parents. Personnages : Juliette : Une petite fille d'âge préscolaire. Maryse : La mère de Juliette Claude : Le père de Juliette André : Ami et confrère de travail de Claude L'histoire débute avec Juliette qui est au centre de la scène et qui s'amuse avec des jouets. Il y a des blocs et différents petits objets. Elle tient dans ses mains une Barbie et un Ken qu'elle fait parler. Juliette : Tu m'as trompée Ken, je t'ai surpris avec ma meilleure amie. Voilà, je te gifle. Elle fait comme si Ken répondait. Juliette : Non ! Ce n'est pas ce que tu crois. Maintenant, c'est Barbie. Juliette : Ah non ! Tout d'un coup, Claude et André entrent. Juliette se dirige vers son père. Claude : Tiens, si c'est pas ma chérie qui est là. Juliette : Papa ! André : Ça va bien Juliette ? Regarde ce que mononcle André a amené. André sort du chocolat. Juliette : Du chocolat, Youpi ! Claude : Qu'est-ce qu'elle a fait aujourd'hui la belle fille ? Juliette : Ben, j'ai joué ! Maryse arrive. Maryse : Juliette ! Ne mange pas de chocolat ! On va souper bientôt ! Juliette : C'est mononcle André qui l'a donné ! André : Yé fin mononcle hein ! Maryse : André ! Arrête de lui donner des friandises, tu la gâtes trop ! André : Ben voyons ! Maryse : Pis, votre partie de golf ? Claude : Parle-moi z-en pas ! Je pense que je me suis levé du pied gauche aujourd'hui. J'ai rien qu'eu des malchances. Ce matin, je mets du lait dans mon café, ça fait des grumeaux. Après, je viens pour ouvrir le coffre de la voiture, je casse la clé dans la serrure. Maryse : C'est de la badlock pour vrai ! André : C'est pas tout. Au treizième trou, Claude avec son talent naturel, prend son élan et frappe une motte de terre qui se ramasse directement dans la figure d'une madame qui nous regardait. Maryse : Pas vrai ! André : Je vous dis qu'on a ri. Le boss était plié en deux. Maryse : Pis toi André, as-tu bien joué ? Claude : Tu sais bien qu'André, c'est le king du golf. André : Au cinquième trou, je frappe la balle. Elle part de travers, elle cogne sur un arbre et se ramasse directement sur le green. Claude : Toi, t'es un gars chanceux ! Maryse : Comme ça, t'as fait toute une partie. André : C'est certain qu'on a laissé gagné le boss ! Claude : T'as laissé gagner le boss. Pour moi, c'était perdu d'avance. Maryse : Vous avez laissé gagner votre boss ? André : On l'a amené jouer au golf pour lui parler de notre projet d'informatiser l'entreprise pour faire des ventes par Internet. Maryse : Et puis, qu'est-ce qu'il en pense ? Claude : Y était pas trop certain. Je suis tellement malchanceux aujourd'hui, que je suppose que ça ne fonctionnera pas. André : Dis pas ça Claude ! Maryse : Parlant de malchance, il faut que je vous conte quelque chose. Claude : Ah oui ! Maryse : Vous savez que Juliette se fait garder trois jours par semaine par ma voisine Ginette. Ben, yé t'arrivé une drôle d'histoire hier. Comme il faisait très beau, Ginette voulait organiser une p'tite sortie avec les enfants. Tout d'un coup, Juliette a tiré ses blocs par terre, elle les a regardés et elle a dit qu'il allait y avoir un très gros orage dans l'après-midi. Claude : Un moyen orage à part de ça. Le terrain de golf était encore tout détrempé. Je me suis d'ailleurs ramassé sur les fesses après avoir glissé sur le gazon. André : Le boss l'a trouvé bonne celle là ! Maryse : Cet orage-là n'avait même pas été annoncé par la météo. Une chance que Ginette a eu la sagesse d'écouter Juliette. André : Ben voyons donc ! C'est un hasard. Voir si un enfant peut deviner l'avenir ! Maryse : Les enfants sont plus sensibles que nous André ! Tout d'un coup, Juliette jette ses blocs par terre. Elle les regarde. Juliette : Je vois que maman cache un secret. Maryse : Ah non ! Claude : C'est vrai que tu caches un secret. Maryse : Elle a un don notre p'tite fille. C'est vrai que j'ai quelque chose à t'avouer Claude. André est un peu mal. Claude : Parle, tu m'inquiètes ! Maryse : Lundi, j'ai fait cuire un jambon, je l'ai oublié dans le four et le feu a pris dans le poêle. J'ai réussi à éteindre le feu, mais le poêle est irréparable. Claude : Ah non ! C'est vraiment une journée de malchance. On n'a pas assez d'argent pour en acheter un autre. Maryse : Je suis désolée chéri. Claude : Je comprends maintenant pourquoi on a mangé juste des sandwichs cette semaine. Maryse : Notre petite Juliette a vraiment un don. Elle était même pas là quand ça s'est produit. André : Franchement Maryse ! La p'tite a du sentir l'odeur de brûlé, c'est toute ! Maryse : Ma mère avait ce don. Y paraît que ça saute une génération, c'est comme pour les jumeaux. Claude : Encore des histoires de ta mère. Maryse : Ma mère lisait dans les tasses de thé. Elle avait prévu que l'an 2000 arriverait à un moment donné. André : Grosse prédiction ! Maryse : Avant de me marier, elle m'avait dit que je serais très heureuse. Claude : Est-ce que tu es heureuse ma chérie ? Maryse : Oui, mon Claude ! On a tout pour être heureux : une maison, une voiture, des beaux meubles, la télé satellite... Y nous manque juste un poêle. André : Moi, je suis un gars sceptique, je crois pas n'importe quoi. Par exemple, je crois pas que les américains aient marché sur la lune. Y a rien qui nous prouve qui ont pas fait semblant comme dans les films. Je suis un Thomas, moi, il faut que je vois pour croire. Juliette qui avait ramassé ses blocs, les tire à nouveau. Juliette : Je vois que mon père va avoir plus d'argent. Claude : Ah, j'espère que c'est vrai ! André : Elle nous joue une comédie. Le téléphone sonne. Maryse va en coulisse pour répondre et revient. Maryse : C'est pour toi Claude. C'est ton boss. André est tout énervé. Claude : Je suppose que ça ne l'intéresse pas. (Il prend le téléphone) Bonjour Boss... Vous y avez bien pensé... Vous trouvez que c'est une bonne idée... Pas de problème, André pis moi, on va s'occuper de ça... On va aller vous voir demain matin... Merci là, au revoir ! Claude raccroche. Les gars sautent de joie et se tapent dans la main. André : Good ! Maryse : La p'tite l'avait prédit ! Ma fille est une voyante. André : Je commence à le croire. Claude : On va avoir assez d'argent pour s'acheter un nouveau poêle. Maryse : Peut-être qu'on va pouvoir s'acheter un condo en Floride. Ça va être le bonheur total ! André : Ça me donne une idée. La p'tite pourrait sûrement deviner les numéros de la 6/49. Si elle réussi, on va gagner beaucoup d'argent. Maryse : C'est une bonne idée ! Maman, vous aviez raison, je vais être très heureuse. Claude se penche vers Juliette. Claude : Chérie, est-ce que tu voudrais ramasser tes blocs et les jeter encore une fois ? Juliette : Oui Papa ! Maryse : Dis-nous si tu vois des chiffres ! André : Mononcle va te donner plein de chocolat si tu vois des chiffres, des montagnes de chocolat. Juliette : Beaucoup de chocolat ! Les trois adultes : Oui ! Juliette ramasse ses blocs et les jette. Maryse : Et puis chérie, qu'est-ce que tu vois ? Juliette hésite un peu. Juliette : Je vois que mon père va mourir d'une crise cardiaque à cinq heures précise. Claude qui panique : Ah non ! C'est vraiment une journée de malchance ! Maryse : T'es certaine de ce que tu dis, Juliette ? Juliette : Oui ! Claude : Mon père est décédé à 42 ans et mon grand-père aussi. Et moi, je viens d'avoir 42 ans. André : Claude, il faut pas paniquer. C'est peut-être juste du hasard. La p'tite nous a entendu parler du boss en arrivant. Elle a pas vraiment deviné qu'il appellerait. Claude : Non, je le sais, je le sens. Mon heure est venue. Maryse : Claude, détends-toi. Tu sais que tu es fragile du coeur. Si tu t'énerves trop, la prédiction va se réaliser d'elle-même. Détends-toi ! Claude : Je ne suis pas capable. André : Tu connais pas la théorie des prédictions qui se réalisent d'elle-même ? Claude : Non pis je ne vais pas pouvoir la connaître, je vais mourir. André : Écoute André, un jour, il y a un animateur de télé américaine qui a fait une blague. Il a dit sur les ondes qu'il allait y avoir une pénurie de papier de toilette. Alors, les gens ont paniqué. Tout le monde est allé acheter du papier de toilette et il y a eu une vraie pénurie. Claude : Ça me rassure pas ton histoire. Claude regarde sa montre. Claude : Ah non ! Il est presque cinq heures. Plus que quelques secondes à vivre. Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro. Lorsqu'on entend zéro, André fait une crise et s'effondre, alors que Claude n'a rien. Juliette : Oups ! Maryse est très mal à l'aise. Claude : Ah ! C'est ça le secret que tu me cachais !

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